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    Le long de la route départementale 42, à quelques mètres du carrefour de Lasserra, se trouve une borne romaine. Ces types de repères sont dits milliaires, puisqu'ils étaient déposés tous les 1480 mètres (1 mille romain). Les bornes étaient disposées sur le bord gauche des princiaples voies romaines, en direction de Rome ou de Lugdunum (Lyon), pour être plus proche de notre région. On peut retrouver des traces de cet axe antique qui suit à peu près le tracé de l'actuelle RD42, dans les derniers champs après Chavannes-sur-Suran, à droite avant le carrefour avec la RD936 en allant sur Simandre.

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    Au printemps, après les semis et les premières pluies qui lavent le sol, on peut voir encore des pierres de l'ancienne voies romaine dans certains champs

    Cette borne antique est malheureusement peu visible et très peu référencée dans les guides touristiques. Certaines personnes, s'inquiètant de la voir pencher de plus en plus, souhaiteraient qu'elle soit mise en valeur, ce qui d'un point de vue patrimonial se justifierait parfaitement. D'ailleurs, chaque interlocuteur interrogé sur le sujet, qu'il soit du coneil municipal de Germagnat, de la CCTER ou du Conseil Général, s'est montré très sensible à la conservation et à la valorisation de ce type de patrimoine.

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    Avec le mont Nivigne en arrière plan

    La question reste de savoir comment le faire en respectant autant le caractère historique de cette borne que la sécurité routière. En effet, la redresser, renforcer son socle ou encore installer un panneau indiquant sa provenance et sa fonction, attirerait indéniablement l'œil du « touriste », mais son emplacement à un point dangereux de la RD42 mettrait aussi ce même « touriste » et les usagers de la route départementale en danger.

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    En plein virage, avec des risques de verglas, cette protion de route est relativement dangereuse

    Certains proposent alors de la déplacer au carrefour de Lasserra. Mais ne perdrait-elle pas ainsi toute sa valeur historique ? En effet, d'après quelques études, la borne semblerait être toujours à son emplacement originel. De plus, elle reste la seule rescapée le long de cet axe romain. À ce sujet, vous pouvez lire l'excellent ouvrage La vallée du Suran de Paul Cattin, datant de 1982, ou plus récemment (édition fin 2010) Gallo-romains dans l'Ain dans lequel son auteur, Jean René Le Nézet, présente la borne de Germagnat.

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    Le débat promet ainsi d'être long avant que ne soit mise en place une quelconque valorisation. En attendant, un meilleur référencement dans les guides touristiques papiers et virtuels, au même titre que le menhir de Simandre-sur-Suran, pourrait être envisagé. Ainsi, les personnes qui la cherchent, notamment chaque année lors du rallye du Suran, pourraient la localiser plus facilement.

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  • Un peu d'histoire

    Ventes aux enchères en 1902 ou 1906

    Une affiche retrouvée par une ancienne habitante de Toulongeon dans ses « archives personnelles », sur laquelle est mise en vente :

    « Bâtiment à Germagnat avec écurie et fenil ; Bois et hermiture (?) au Bois Genay de 17 ares 40 c. ; Vignes sur le Tilleray de 5 ares 30 c. ; Hermiture (?) aux Effrivray de 4 ares 80 c. ; Terre même lieu de 3 ares 80 c. ; Hermiture même lieu de 10 ares 50 c. ; Hermiture même lieu de 5 ares 20 c. ; Terre et hermiture à la Pierre Blanche de 16 ares ; Hermiture à la Cote pleine de 9 ares ; Terre sous le Château de 4 ares ; Terre en Pelleret de 13 ares ; Terre même lieu de 2 ares 40 c. ; Hermiture même lieu de 8 ares ; Hermiture sur le Bois Bannal de 6 ares ; Hermiture au Bochet de 5 (?) ares 40 c. ; Pré en Cugniège (?) de 3 ares 20 c. ; Terre sur la Combe de 32 ares 30 c. ; Terre aux Effoudray de 2 ares 26 c. ; Terre au Pré Bottet de 8 ares 20 c. ; Hermiture à la Gouille de 40 ares. »

    Le mot qui est suivi, dans l'extrait ci-dessus, d'un (?) veut dire que je ne suis pas sûre du tout de ce que j'ai déchiffré du document original.


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